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Apres
3 jours de randonnées plus ou moins arrosées du côté
de Béjar, direction Caceres et son centre historique. La ville
forte vaut ses 3 étoiles Michelin et la quiétude qui y
règne n'entame en rien un significatif effort nocto-culturel.
Toutefois, la semaine sainte étant l'unique période de
vacances péninsulaires entre Noël et l'Ete (vive la
France), je me résout avec un plaisir certain, à louer
une Seat. C'est de retour de 6 jours de routes de montagnes gravies à
chevaux fiscaux ou à pieds, lorsque l'effort en valait la
peine, que je narre quelques une des dernières expériences.
Expérimentation 2: Hypothermie
La
voiture reste un élément fondamental pour le randonneur
en quête de sentiers. A La Alberca, ils sont légion et
il y a un camping, bingo!
On
est à 1200msnm mais la température est clémente,
vers 22h00, il est possible d'être dehors avec une simple
polaire. Mais à 5h00 du mat', refroidissement climatique, il
fait aux alentours de -4° et la bise se ressent bigrement. Le sac
de couchage est en limite de confort à +5°, ca tremble, ca
se congèle, la nuit est un cauchemar. Il faudra un bon café
chaud et plus d'1heure de rando-course pour que les terminaisons
nerveuses de mes pieds daignent renvoyer quelques informations.
Epérimentation 3: Comida extrmeña
Si
l'Espagne est le pays du jambon, l'Extremadure en est la région.
Dans chaque maison la patte du porc a pas sa place au mur et dans
certains établissements carnivores, les murs en sont tapissés
et l'air embaumé. Bien que peu porté sur la chose, une
fois gouté, le cerdo local est tout simplement magnifique.
Mais le touriste ne saurait avoir quitté le territoire
extremeño sans avoir testé le pimienton de la Vera, le
vin de pitarra ou les cerises del Jerte, une vallée aux
coteaux blanchis d'arbres en fleur.
Les
plats proprement dits, s'ils ne se relèvent pas d'une finesse
extrême, permettent tout de même aux expatriés de
faire connaître leur cuisine au monde. Il y font découvrir
des recettes à base de viande rouge ou de fromage de chèvre
et brebis, telle la Torta del Casar, l'autre étendard
régional. On citera le chevreau braisé ou le ragout de
perdrille pour les plus originaux. Celui ou celle qui aurait un
sucroit de pain pourra préparer des migas extremeñas en
le faisant revenir avec de l'huile d'olive locale, des herbes, de
l'ail et du chorizo. Excellent ou infâme, selon le dosage et la
qualité des produits utilisés.
Expérimentation 4: Dans les traces de WH Smith
L'un
des père-fondateur du photoreportage a suivi la vie d'un
village extremeño à la fin des années 40. Les
terribles conditions de vie sous Franco, la pauvreté
saisissante contribue aujourd'hui à alimenter le souvenir
d'une époque à jamais gravée sur le visages des
anciens. Si ces visages marqués par des années d'ascèce
sont les seules traces visibles d'un temps heureusement perdu,
Deleitosa, le village en question, offre un joli contraste entre
ancienne et nouvelle génération. Smith n'a pas été
oublié, une rue y porte son nom et Caceres lui a dédié
son plus bel espace d'exposition durant les premiers mois de l'année.
Expérimentation 5: Se sentir chez soi
Le
fait que WH Smith ait aussi suivi le Dr Schweitzer ou que Bruno Hamm
ai joué au basket à Caceres ne sont pas les seuls
traits d'union entre Extremadura et Alsace. Le plus visible se situe
à un niveau plus élevé, géographiquement
parlant. La cigogne, puisque c'est d'elle dont il s'agit, y a pignon
sur toit, et pas un clocher ne semble lui echapper. Dans certains
bourgs, ce sont les claquements de becs qui font office de chants du
coq et c'est la légitimité du volatile en tant
qu'emblème alsacien qui est remise en cause. A Hoerdt par
exemple, certains assurent qu'il y aurait 15 échassiers en
ville, par ici, on peut en trouver 15 sur une seule Eglise! Et dans
le parc naturel de Monfragüe, des couples de cigognes noires ont
pris leurs habitudes entre les milliers de vautours.
La
5è expérimentation aurait pu s'intituler « aller
voir la vierge » mais si j'ai réussi à
rejoindre Guadalupe apres 1 journée de belle galère
(extraction d'une tique à l'aine et oubli de veste dans un
bus) c'est plus pour arpenter les montagnes alentours que pour
m'incliner devant la divine représentation.
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